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RECONSTRUCTION TCHAKAMARI-WAZA-ZIGAGUÉ : LE MINTP ORDONNE LA COMPRESSION DES DÉLAIS

Sur la Nationale N°1, le Ministre Nganou Djoumessi prescrit l’ouverture de fronts multiples et l’opérationnalisation urgente des installations industrielles. Second point d’arrêt de la visite de travail du Ministre des Travaux Publics dans l’Extrême-Nord ce 28 octobre 2026 : les sections Tchakamari-Waza (41 km) et Waza-Zigagué (46,575 km) sur la Route Nationale N°1, épine dorsale du corridor Mora-Dabanga-Kousseri.

Après la voie de contournement de Kousseri, le Maître d’Ouvrage a trouvé sur place des chantiers en phase de maintien de la circulation, qui se préparent pour l’attaque des grands travaux de terrassement.

Le constat du MINTP est clair : pour respecter les délais contractuels, il faut changer de braquet. Malgré un accompagnement sécuritaire conséquent mis à disposition par l’État pour permettre aux équipes de travailler sereinement dans cette zone sensible, la cadence reste insuffisante.

Les prescriptions fermes du Ministre aux entreprises :

  1. Multiplier les fronts de travail : Fin de l’intervention linéaire. Le Ministre a exigé une organisation en plusieurs ateliers simultanés sur les 87,5 km cumulés des deux sections.
  2. Mobilisation générale : Plus de personnel qualifié, plus de matériel de terrassement sur le terrain. L’objectif est de tirer pleinement profit de la saison sèche qui s’installe, fenêtre optimale pour les travaux routiers dans l’Extrême-Nord.
  3. Accélérer l’outil industriel : C’est le point critique relevé par le Ministre. Il a insisté sur la nécessité d’accélérer l’installation et la mise en service des équipements pour la production des granulats, notamment le concasseur et la centrale à enrobé. Sans ces deux installations opérationnelles, aucun rendement sérieux ne peut être espéré pour les travaux de chaussée.

Le message du Ministre Emmanuel Nganou Djoumessi est le même sur l’ensemble du corridor : l’État a levé les contraintes sécuritaires et financières, les études sont validées, la saison est favorable. Il revient désormais aux entreprises de démontrer leur capacité à produire et à livrer une route de qualité aux populations de l’Extrême-Nord.

Angèle DJEMO

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