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RECONSTRUCTION DE LA ROUTE ZIGAGUÉ-KOUSSERI : LE MINTP EXIGE UNE MONTÉE EN PUISSANCE DU GROUPEMENT SOTCOCOG/STAPORT/SNCC

En visite sur le Lot 5 Tildé-Kousseri (35,4 km), le Ministre Nganou Djoumessi prescrit une organisation de combat pour rattraper les délais. C’est par la voie de contournement de Kousseri que le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a entamé ce 28 octobre 2026 sa visite de travail dans l’Extrême-Nord. Une entrée en matière forte sur le chantier le plus stratégique du corridor Mora-Dabanga-Kousseri.

Sur le terrain, le Maître d’Ouvrage a été accueilli par l’équipe projet et la mission de contrôle assurée par le groupement CIMA International / ECTA-BTP SARL / PRISMA SARL, qui a présenté l’état d’avancement réel des travaux.

Le constat est sans appel : au 28 octobre 2026, le taux d’exécution physique du lot 5, qui couvre le tronçon Tildé-Kousseri Douane sur 35,470 km, y compris la voie de contournement de Kousseri sur 7,5 km en 2×2 voies, est de seulement 6,68%.

Pourtant, les préalables sont réunis. Les études nécessaires au démarrage des travaux de chaussée et des ouvrages d’art sont approuvées. L’entreprise dispose du matériel pour le maintien de la circulation, qui s’effectue au quotidien. Les conditions météorologiques sont désormais favorables.

Face à cette situation, le Ministre a été ferme. Il a prescrit au groupement SOTCOCOG SA / STAPORT SA / SNCC une organisation rigoureuse et de combat sur l’ensemble de l’itinéraire, du PK 0 jusqu’à la fin du projet.

Consignes du MINTP :

  • Mobiliser massivement personnel et matériel
  • Ouvrir plusieurs fronts de travaux simultanément
  • Assurer une progression régulière et visible du chantier
  • Mettre à profit la saison sèche pour intensifier les travaux

Le Ministre a rappelé que ce projet, financé par la Banque Mondiale à hauteur de 50,55 milliards de FCFA TTC pour un délai contractuel de 32 mois à compter du 2 février 2026, ne bénéficiera d’aucune complaisance.

Aucune prolongation de délai ne sera accordée. Les pénalités de retard seront appliquées conformément au contrat.

Un recadrage qui vise à répondre à l’impatience légitime des populations de Kousseri et à livrer dans les délais ce corridor vital pour l’économie de l’Extrême-Nord et la connectivité sous-régionale.

Angèle DJEMO

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