Face aux inondations récurrentes qui frappent Domayo, Zokok et les berges des mayos Kaliao et Tsanaga, le groupe SECA présente à Maroua une proposition concrète en 5 étapes pour le Septentrion. Au cœur de la solution : une pelle amphibie capable de curer 500 m³ par jour et un partenariat avec l’initiative locale M-ACTER pour transformer 96% des déchets non collectés en énergie et matériaux de construction.
« Une ville résiliente n’est pas seulement une ville qui construit des ouvrages. C’est une ville qui sait les entretenir, anticiper les risques et organiser durablement les services qui protègent ses populations. »
Services Environnement, Construction et Assainissement. Elle résume la philosophie défendue devant les élus de maroua
13 ans d’expérience, de Abidjan à Maroua
SECA n’est pas un nouvel acteur. Le groupe revendique près de 13 ans d’interventions dans l’assainissement. Dernier chantier en date : Abidjan, de janvier à octobre 2024, curage et calibrage des canaux de drainage de Yopougon, Koumassi et Bingerville. Objectif : restaurer le flux hydraulique et prévenir les inondations.
L’outil phare : la pelle amphibie LMC 500, une machine jaune conçue pour les zones humides et marécageuses, capable d’évacuer jusqu’à 500 m³ de sédiments par jour.
« Nous comptons beaucoup sur le partenariat avec la ville qui nous permet véritablement d’agir proprement », explique un responsable dans l’audio 18, en insistant sur un « paquet d’actions » : transport, traitement, hygiène du nettoyage industriel, désinfection, assainissement, drainage des ouvrages, et lutte antivectorielle avec désinsectisation et dératisation.
Le constat à Maroua : 12 quartiers, 35 000 vulnérables
Le diagnostic posé pour Maroua est sans appel : 12 quartiers exposés, 35 000 habitants vulnérables le long des 20 km de mayos Kaliao et Tsanaga. Cause majeure identifiée : 96% des déchets solides ne sont pas collectés. Soit l’équivalent de 149,66 milliards FCFA de matières qui obstruent les caniveaux, créent des gîtes larvaires et aggravent les inondations.
C’est là qu’intervient la logique économique défendue par SECA : « Entretenir plutôt que réparer ».
Logique préventive : coût contrôlé, délai court, impact limité.
Logique réactive : coût important, délai long, impact fort après effondrement.
La proposition concrète pour le Septentrion en 5 verbes
SECA propose une feuille de route qui est déjà testée par l’initiative locale M-ACTER à Domayo-Zoko :
- DIAGNOSTIQUER : Cartographier les points et sources sensibles. C’est le travail de terrain mené par M-ACTER.
- PRÉVENIR : Former et stimuler les communautés. Avec son programme « Un ménage, une rigole, une gouttière », M-ACTER mobilise déjà 70% des ménages. La radio locale a permis d’augmenter la mobilisation de 35%.
- ENTRETENIR : Curage, micro-drainage et maintenance 24h/24 et 7j/7. C’est le métier de SECA avec sa flotte de camions bennes modernes et son hydrocureur.
- PROTÉGER : Hygiène, sécurisation et lutte anti-érosive. 500 maisons sur pilotis de 80 cm avec cuves étanches pour sécuriser l’eau potable, couplées à 6 micro-usines M-ACTER.
- MESURER : Indicateurs, suivi et évaluation continue avec les collectivités territoriales.
L’économie circulaire au cœur du dispositif
L’innovation du modèle Maroua réside dans la valorisation. Les déchets curés dans les mayos ne partent plus en décharge.
Les organiques deviennent compost et biogaz, une réponse directe pour les 35% de ménages non électrifiés des quartiers ciblés. Les plastiques sont transformés en BTC – briques de terre compressée type Mokolo – qui font baisser de 8°C la température intérieure des maisons.
« Quand l’habitant sait que son déchet est valorisé, il va en bénéficier et il reviendra au système ».
Le mot d’ordre est donné : Construire + Entretenir + Prévenir = Résilience. Pour des villes camerounaises plus propres, plus sûres et plus résilientes.
Angèle DJEMO










