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FINANCEMENT DU LOGEMENT AU CAMEROUN : MAROUA TRACE LA VOIE DU CHANGEMENT DE PARADIGME

Sous le Haut Patronage du Premier Ministre, Chef du Gouvernement, la Salle Polyvalente de Maroua . Don du Chef de l’Etat à la Ville, a abrité ce 02 octobre 2026 le Dialogue de Haut Niveau sur le Financement du Logement au Cameroun.

Modérée par le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, Son Excellence Madame Célestine Ketcha epse Courtès, la rencontre était placée sous le thème : « Changer de paradigme : le logement, un levier de la croissance économique ». Elle s’inscrit dans le cadre des activités de la Semaine Nationale de l’Habitat.

Un parterre d’experts nationaux et internationaux

La rencontre s’est tenue en présence du Gouverneur de la Région de l’Extrême-Nord. Autour de la table comme panelistes : le Coordonnateur Résident des Nations Unies au Cameroun, le Directeur National de la BEAC, le Chef de Bureau de ONU-Habitat, la Secrétaire Générale de Shelter Afrique Development Bank, ainsi que les représentants du CFC, de la MAETUR et de la FECOM et deux experts universitaires.

Dans la salle, chefs d’entreprises, promoteurs immobiliers, partenaires techniques et financiers, maires, conseillers régionaux et populations grandement mobilisées.

2,5 millions de logements de déficit

Dans son allocution d’ouverture, Madame le Ministre a planté le décor. Le Cameroun fait face à un déficit structurel de plus de 2,5 millions de logements, avec des besoins additionnels estimés entre 100 000 et 120 000 logements par an, du fait de la croissance démographique, de l’urbanisation rapide, du coût du foncier et de la faiblesse des mécanismes de financement adaptés.

Elle a salué les efforts du Gouvernement, notamment le Programme de 10 000 logements sociaux et 50 000 parcelles constructibles instruit par le Chef de l’Etat, qui a déjà permis la production de près de 5 000 logements dans les dix capitales régionales, sans compter les logements pour les déplacés internes construits dans l’Ouest, l’Extrême-Nord et le Littoral.

Le logement n’est plus un problème social, c’est une opportunité économique

C’est le changement de paradigme fondamental défendu par le MINHDU :

« Le déficit de logements ne doit plus être considéré uniquement comme un problème social, mais comme une formidable opportunité économique à saisir. Le logement doit être considéré comme un puissant levier de croissance économique », a-t-elle déclaré.

Les cinq axes stratégiques de Maroua

Pour transformer ce défi en opportunité, cinq axes ont été proposés aux participants :

  1. L’industrialisation de la production à travers les matériaux locaux (bois, terre stabilisée) et la préfabrication ;
  2. La diversification des sources de financement (épargne nationale, fonds de pension, assurance, refinancement hypothécaire) ;
  3. La réduction des risques par la sécurisation foncière et la simplification administrative ;
  4. La révolution numérique (financement participatif, plateformes digitales) ;
  5. Le renforcement des Partenariats Public-Privé et le rôle des Collectivités Territoriales Décentralisées.

Cap sur 200 000 logements

Les travaux de Maroua visent l’adoption d’une Déclaration d’engagement de tous les acteurs urbains, en faveur de l’implémentation du Projet de 200.000 Logements. Une Déclaration qui visera l’identification de mécanismes innovants et la préparation de projets structurants rapidement opérationnels, en droite ligne avec la SND30, l’Agenda 2063 et l’ODD 11.

Les interventions et contributions très riches des Panelistes, couplées aux réponses pertinentes aux questions des participants, ont permis au Modérateur, Madame le MINHDU, de formuler le vœu que ce Dialogue de Maroua marque une étape décisive vers un marché immobilier inclusif, dynamique, durable, décent et abordable au Cameroun.

Dony Bedel KAMGA

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