La capitale régionale de l’Extrême-Nord reste le centre névralgique des festivités marquant la 40e édition de la Journée Mondiale de l’Habitat.
Après la grande marche de sensibilisation qui a lancé les activités lundi, les réflexions de fond ont pris le relais. Ce mercredi après-midi, le Cercle municipal de Maroua a servi de cadre à une importante table ronde.
Thème du jour : « L’enjeu de la dignité du logement : défi de l’inclusion ». Une thématique d’actualité qui interroge notre capacité collective à offrir à chaque Camerounais un toit qui respecte son humanité.
La salle était comble. On y retrouvait des hauts cadres de l’administration, des enseignants-chercheurs venus des universités, des responsables d’organisations syndicales, des promoteurs immobiliers et des représentants des communautés locales. Tous unis par une même préoccupation : comment rendre le logement accessible et honorable pour tous ?
Les débats ont été riches et sans concession. Les panélistes ont décortiqué les obstacles qui freinent encore l’accès à un habitat convenable : coût élevé des matériaux, faiblesse des revenus, urbanisation anarchique et insuffisance de l’offre en logements sociaux.

Au-delà du diagnostic, des pistes de solutions ont été esquissées. Les participants ont plaidé pour une approche plus humaine et solidaire de la politique du logement, qui intègre les personnes à faible revenu, les jeunes ménages et les populations déplacées.
L’accent a été mis sur la nécessité de penser un urbanisme qui ne laisse personne sur le carreau. Un habitat qui protège, qui élève et qui redonne sa dignité à celui qui l’occupe.

Cette rencontre intellectuelle confirme l’ambition du Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain : faire de l’édition 2026 de Maroua un tournant décisif vers des villes camerounaises plus justes, plus résilientes et profondément humaines.
Angèle DJEMO










