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JOURNÉE MONDIALE DE L’HABITAT 2026 : MAROUA REÇOIT UNE BALAYEUSE MÉCANIQUE ET ENTRE DANS L’ÈRE DE L’HYGIÈNE MODERNE

Après Yaoundé et Douala, Maroua vient de bénéficier d’une balayeuse mécanique de dernière génération, rétrocédée par le Ministère de l’Habitat et du Développement Urbain. Un don du Chef de l’État qui vient renforcer l’entretien des voiries modernes de la capitale régionale et s’inscrit dans la nouvelle politique nationale de gestion des déchets et de l’économie circulaire.

La célébration de la 40e Journée Mondiale de l’Habitat a eu une saveur particulière à Maroua cette année. La cité capitale de l’Extrême-Nord, a reçu un important don de matériel destiné à la Communauté Urbaine pour l’ensemble de ses arrondissements.

En marge des festivités, Madame la Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, a officiellement rétrocédé une balayeuse mécanique moderne à la Ville de Maroua.

Un don qui illustre la vision du Chef de l’État

Dans son allocution devant le Gouverneur de la Région de l’Extrême-Nord, les Sous-préfets, le Lamido de Maroua, les Maires, les autorités traditionnelles et les populations mobilisées, la ministre de l’habitat et du développement Urbain a replacé ce geste dans la vision du Président de la République.

« Ce don illustre l’engagement constant du Président de la République, Son Excellence Monsieur Paul Biya, à améliorer durablement le cadre de vie de ses concitoyens partout sur le triangle national », a-t-il déclaré. Un geste qui prolonge, selon lui, les efforts monumentaux déployés à Maroua sur très hautes directives du Chef de l’État : près de 90 milliards de FCFA d’investissements sur les huit dernières années, rien que pour la voirie, l’assainissement, le logement et divers aménagements urbains.

Comme l’a souligné le Lamido de Maroua, la ville a profondément changé avec ses infrastructures routières urbaines et le désenclavement de ses différents arrondissements.

De l’insalubrité à l’économie circulaire : une nouvelle doctrine

Au-delà du matériel, c’est une véritable feuille de route que le MINHDU est venu présenter, en présence du Représentant Résident de l’OMS.

Rappelant les États Généraux de la gestion des ressources en déchets urbains organisés en mai 2025, la ministre a indiqué qu’ils ont débouché sur une stratégie nationale pour faire des villes camerounaises des villes propres et prospères grâce à leurs déchets.

Deux chantiers majeurs sont en cours avec l’appui du projet Plateforme Urbaine financé par l’Union Européenne : l’élaboration de la Politique et Stratégie nationale en faveur de l’hygiène et de la salubrité, attendue pour mai 2026, et le projet de loi sur l’hygiène et la salubrité publique.

« Nous avançons de manière méthodique mais sûre pour que ces ordures deviennent de l’or dur. Car nos ordures sont de l’or. Nos ordures produisent de l’énergie, nos ordures produisent le compost biologique dont notre agriculture a si besoin », a martelé la ministre de l’habitat et du développement Urbain

Il a cité les actions déjà visibles : construction de centres de regroupement de déchets à Yaoundé et Douala, dotation de sept camions bennes de 20 tonnes aux communes de Yaoundé sur financement BAD / PDVIR, campagne nationale « Ville Propre » vieille de 7 ans, qui fera de Maroua lundi prochain la vitrine de la ville la plus propre du Cameroun.

Mode d’emploi : l’engin doit tourner 24h/24

La rétrocession s’inscrit dans l’accompagnement des communes pour l’exercice de leurs compétences transférées dans le cadre de la décentralisation voulue par le Chef de l’État. Après Yaoundé et Douala, Maroua marque un coup.

L’objectif est clair : préserver le beau goudron.

« C’est du beau goudron qui a été fait, il ne faut plus de papier sur le goudron, il ne faut plus d’ensablement. Cette balayeuse mécanique doit travailler 24 heures sur 24 », a instruit la ministre. Elle devra notamment désensabler les terre-pleins centraux.

Le Maire de la Ville de Maroua, Dr Sali Babani, bénéficiaire pour l’ensemble des arrondissements, est donc interpellé pour un usage rationnel, optimal et responsable. Un rapport d’exploitation devra être transmis régulièrement au MINHDU via le Gouverneur, représentant du Chef de l’État. Une gestion rigoureuse qui pourrait ouvrir la voie à une dotation supplémentaire.

Une feuille de route exigeante pour la Mairie

Le MINHDU ne s’est pas arrêté au don. Il a prescrit une série de mesures d’accompagnement :

  • La création de brigades d’hygiène et de salubrité chargées de la surveillance des points agréés de dépôt et de la sanction de l’incivisme ;
  • L’adoption de délibérations municipales sanctionnant ceux qui salissent la voie publique ;
  • L’augmentation des ressources budgétaires propres dédiées aux ordures ;
  • L’inscription obligatoire d’une ligne budgétaire carburant et entretien de l’engin, sous le contrôle du Préfet lors de l’adoption du budget ;
  • Le lancement de campagnes d’éducation environnementale dans les écoles, marchés et quartiers ;
  • La subordination de tout permis de construire d’immeuble collectif à la prévision d’un local à déchets, conformément au Décret de 2016.

Pour le représentant du MINHDU, la solution durable repose sur la synergie de tous : administrations, CTD, secteur privé, société civile, partenaires au développement et surtout le quatrième P, les Populations.

« Si les populations ne salissent pas, on ne va pas balayer. Si les populations gèrent mieux leurs ordures ménagères, on ne sera pas envahi par des tas d’immondices », a-t-il conclu.

Par cette formule solennelle : « Je déclare officiellement rétrocéder la balayeuse mécanique à la Communauté Urbaine de Maroua pour l’ensemble des arrondissements de Maroua et même aux alentours, en formulant le vœu qu’elle contribue à faire de Maroua une ville propre, saine et agréable à vivre.

Angèle DJEMO

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