Une audience d’urgence face à la recrudescence des féminicides



C’est dans la salle de conférence du Ministère de la Promotion de la Femme et de la Famille que la ministre Marie Thérèse Abena Ondoa a reçu, le 10 avril dernier, le Pr James Mouangue Kobila, président de la Commission des Droits de l’Homme du Cameroun (CDHC). Au centre des échanges : la montée préoccupante des violences basées sur le genre, des infanticides et des féminicides à travers le pays.
Un appel à la mobilisation générale
Le président de la CDHC s’est dit offusqué par cette situation qu’il qualifie d’atteinte grave aux droits fondamentaux. Il appelle à une mobilisation de tous : institutions publiques et privées, OSC, leaders communautaires et religieux. L’objectif est de mettre un terme à ce phénomène ou de le réduire à sa plus simple expression.
Prévention, protection et répression
Les deux responsables ont souligné l’urgence de réponses coordonnées. Il faut renforcer les mécanismes existants et développer de nouvelles approches adaptées aux réalités sociales. Une attention particulière sera portée sur la sensibilisation, la prise en charge des victimes et la répression des auteurs.
La CDHC en première ligne
La Commission s’engage à poursuivre son rôle actif dans la protection des femmes et des enfants, y compris au sein de ses propres structures. L’enjeu : faire de la défense des droits humains un levier central dans la lutte contre ces violences.
L’audience s’est achevée par un échange de présents, symbole d’un engagement commun à éradiquer le fléau.










