Le Ministre Emmanuel Nganou Djoumessi a présidé le 29 juillet 2026 l’examen à mi-parcours des projets de la Cellule des Projets Routiers à Financement Conjoint. Objectif : accélérer les livraisons et sécuriser les ouvrages déjà réalisés face aux intempéries.
272 km de routes visés en 2026
Le portefeuille de la CPR-FC compte 26 projets en cours d’exécution pour un linéaire total de 1 132 km. Pour l’exercice 2026, l’administration s’est fixé de livrer 272,93 km de routes et 15,2 km de voiries.
À mi-parcours, le bilan fait état de 60 km de routes neuves achevées, de 9,86 km de voiries et de 677 mètres linéaires de travaux de protection des berges du Mayo Doumou.
La première réception de l’année concerne la section École des Champions–Amour Mezam, longue de 5,5 km. D’autres livraisons sont annoncées avant décembre : Mora-Tchakamari sur 21 km, Bogo-Guirvidig sur 32,86 km, les voiries de Bogo 5,86 km et de Maroua 6,2 km, ainsi que l’axe Ndu-Nkambe 31 km, dont la traversée de Nkambe sur 4,2 km en 2×2 voies.
La mise en service des projets Kumbo-Ndu-Nkambe, Guirvidig-Pouss et des routes communales de Bamenda reste en revanche conditionnée à la levée de plusieurs contraintes.
Des chantiers en avancée, d’autres en attente


La revue interne note des progrès sur la Pénétrante Nord de Yaoundé, les routes Moutourwa-Maroua, Magada-Guidiguis, Guidiguis-Yagoua et sur le lot 4B de la traversée urbaine de Bamenda.
Le démarrage de projets structurants est quant à lui suspendu à la finalisation des procédures d’acquisition. Il s’agit notamment des axes Edéa-Pont de Bivouba-Kribi, Ngaoundéré-Garoua, Tchakamari-Kousseri, Ngatt-Tekel et Tékel-Likok.
Insécurité et pluies en tête des difficultés
Le MINTP pointe plusieurs facteurs qui plombent les performances. L’insécurité touche près de 68 % des zones d’intervention. S’y ajoutent la lenteur des procédures de passation des marchés, le retard dans la mobilisation de certaines missions de contrôle, la faible performance de quelques entreprises, des difficultés de paiement liées à des accords de prêt arrivés à échéance, et une forte pluviométrie qui ralentit les travaux et menace les ouvrages.
« Préserver l’existant » : l’instruction du Ministre


Face à ce constat, Emmanuel Nganou Djoumessi a instruit les responsables de la CPR-FC à prendre toutes les dispositions pour protéger les travaux déjà exécutés contre les effets des intempéries.
Il a particulièrement insisté sur la sécurisation du chantier de la traversée urbaine de Bamenda, dont le taux d’avancement est estimé à 45,51 %.

Le Ministre a également demandé que l’ensemble des difficultés relevées soit documenté et assorti de propositions de solutions concrètes. L’ambition : améliorer les performances du portefeuille à financement conjoint et atteindre les cibles fixées pour 2026.
Angèle DJEMO










