Nouvelle ère pour le secteur bancaire public. Le Ministre des Finances Louis Paul MOTAZE a présidé ce mercredi la signature des Contrats d’Objectifs et de Performance COP entre l’État du Cameroun, NFC-Bank et Union Bank of Cameroon UBC. Avec ces contrats, l’État actionnaire dit stop à l’à-peu-près. Place à la performance, à la gouvernance et au financement réel de l’économie.
Contrats d’Objectifs et de Performance : le sens du deal
Concrètement, un COP lie l’État actionnaire aux dirigeants de banque publique. Objectifs chiffrés à atteindre, indicateurs de suivi, responsabilités claires. En échange, plus d’autonomie de gestion pour les banques.
Pour NFC-Bank et UBC, la signature du 11 juin ouvre une “nouvelle phase”. Traduction : fini le temps de la survie post-restructuration. Place à la rentabilité, à la solidité financière et à l’utilité économique.

4 engagements clés validés par le MINFI
Le contrat scelle 4 priorités :
- Solidité financière : renforcer les fonds propres, réduire les créances douteuses, respecter les ratios prudentiels de la COBAC. Une banque solide prête plus et mieux.
- Bonne gouvernance : organes de direction plus efficaces, contrôle interne renforcé, transparence. Fini les interférences qui plombaient les décisions de crédit.
- Soutien à l’économie : cibler les PME, l’agriculture, le logement, les projets structurants. L’argent collecté doit irriguer les entreprises et les ménages.
- Consolidation de la restructuration : capitaliser sur l’assainissement déjà mené. Les 2 banques doivent désormais prouver qu’elles peuvent grandir sans perfusion budgétaire.

Pourquoi c’est important pour le Cameroun
NFC-Bank et UBC ne sont pas des banques comme les autres. Leur réseau couvre des zones où les grandes banques privées sont absentes. Elles ont un rôle de banque de proximité et de banque de développement.
Avec des COP, l’État veut s’assurer de 2 choses : que l’argent public investi dans leur recapitalisation serve, et que les Camerounais aient accès au crédit même hors des métropoles. Un secteur financier résilient, c’est aussi des PME financées et des emplois créés.
Le message du MINFI : performance ou sanctions
En présidant la cérémonie, Louis Paul MOTAZE pose le cadre : accompagnement de l’État oui, laxisme non. Les COP seront suivis, évalués, sanctionnés. Les dirigeants répondront de leurs résultats.
Objectif final affiché : un secteur financier plus solide, plus éthique, davantage tourné vers le financement du développement. Pour que “banque publique” rime enfin avec “banque utile”.
Angèle DJEMO










