Dialogue direct entre l’État et le secteur privé. Le Ministre de l’Eau et de l’Énergie Gaston Eloundou Essomba a reçu ce dimanche une délégation du Groupement Professionnel des Opérateurs du Secteur de l’Énergie GPROSE. Objectif : aligner la stratégie publique et les réalités du terrain pour produire plus d’électricité, plus fiable, à un coût compétitif.
GPROSE : la voix des opérateurs de la chaîne électrique
Conduite par Pierre Edimo, DGA de NHPC, la délégation réunissait les poids lourds du secteur :
- Mme Aline Valérie Mbono, Secrétaire Générale du GPROSE
- Mme Georgette Hell, Commissaire aux comptes du GPROSE et DGA de Dibamba Power DPDC
Le GPROSE regroupe les entreprises qui produisent, transportent, distribuent l’électricité et assurent les activités connexes. En clair : tous ceux qui font tourner les centrales, les lignes HT et les réseaux de distribution au quotidien. Leur mission : défendre un environnement d’affaires favorable et attirer les investissements dans l’énergie.
3 dossiers chauds sur la table du Ministre
Les opérateurs ont posé leurs priorités pour accompagner la modernisation du secteur :
- Poursuivre les réformes : rendre le secteur plus attractif pour les investisseurs. Traduction : cadre réglementaire stable, délais de paiement sécurisés, procédures simplifiées.
- Sécuriser les investissements : sans garantie de retour sur investissement, pas de centrales neuves, pas de lignes. Les opérateurs veulent des signaux forts pour engager des milliards.
- Développer les infrastructures : face à la demande qui explose chez les ménages et les entreprises, il faut bâtir plus vite. Production, transport, distribution : toute la chaîne doit suivre.
En face, le Ministre a rappelé sa ligne : pas de développement industriel sans énergie fiable et compétitive. L’électricité est le premier facteur de compétitivité pour les usines, les PME et même les ménages.
Un dialogue État-opérateurs institutionnalisé
Gaston Eloundou Essomba a salué l’initiative du GPROSE. Message clé : le Gouvernement ne veut plus piloter seul. Le dialogue permanent avec les opérateurs privés est désormais la norme pour relever les défis.
Pourquoi ? Parce que l’État fixe la vision et les réformes, mais ce sont les opérateurs qui investissent, construisent et exploitent. Sans concertation, les politiques publiques ratent le terrain. Avec, on accélère.
Le cap : énergie fiable pour l’industrialisation
Cette audience du 15 juin s’inscrit dans la dynamique d’ouverture du secteur. L’objectif affiché par le MINEE reste le même : garantir un accès à l’énergie fiable, de qualité et à prix compétitif.
Traduction concrète : moins de coupures pour les ménages, un coût de production maîtrisé pour les entreprises, et des infrastructures qui suivent la croissance du Cameroun. Condition sine qua non pour industrialiser et améliorer le quotidien des populations.
Le Gouvernement réaffirme sa disponibilité à poursuivre la concertation. Prochaine étape : transformer ce dialogue en projets bancables et en MW additionnels sur le réseau.
Angèle DJEMO










