Pont de la Dibamba : le traitement définitif est lancé, CFHEC sur le front
Après des mois de colmatage pour maintenir le trafic, on passe au dur. Ce lundi 21 septembre 2026, l’entreprise chinoise CFHEC a engagé les travaux préparatoires pour le traitement définitif du point critique de la Dibamba. Objectif : en finir avec le calvaire des usagers.
Dibamba, 21 septembre 2026
Le scénario se répète à chaque saison des pluies, mais cette fois, la solution sera définitive. Sur la Nationale 3, au niveau de la Dibamba, CFHEC a démarré les opérations préalables au traitement lourd du point critique qui coupe régulièrement l’axe Édéa-Douala.
Première urgence ce lundi : libérer l’emprise. Les carcasses de véhicules accidentés et abandonnés depuis des mois ont été évacuées, les baraques de fortune qui squattaient les abords de la chaussée démolies. Le terrain doit être propre pour attaquer le chantier.
Sur place, la mobilisation est visible. Une pelle excavatrice est déjà en action et une signalisation temporaire a été installée des deux côtés, en venant d’Edéa comme de Douala, pour sécuriser la zone.
Une déviation de 9 mètres pour ne pas bloquer le Cameroun

Impossible de couper l’axe le plus fréquenté du pays. Pour permettre les travaux tout en maintenant la circulation, CFHEC va aménager une déviation de 9 mètres de large côté Douala. Et vu le trafic poids lourds, la structure ne sera pas en terre simple : elle sera renforcée à la pouzzolane pour résister.
Car l’enjeu est stratégique. La Nationale 3, c’est le poumon économique.
Trois autres points noirs identifiés

L’inspection complète de la section a d’ailleurs révélé que la Dibamba n’est pas le seul point faible. Trois autres zones critiques ont été identifiées et placées sous surveillance :
- Au PK 22, à Missolé
- En amont et en aval du nouveau péage de Sikoum
Ces points feront l’objet d’interventions préventives pour éviter un nouvel effondrement et préserver la fluidité sur l’ensemble de l’axe Édéa-Douala.
Après l’urgence, place au définitif.
Angèle DJEMO










