C’en est fini du bricolage. Réuni en urgence ce mercredi 16 septembre 2026 dans son cabinet, le Ministre des Travaux Publics, Emmanuel Nganou Djoumessi, a prescrit la réhabilitation complète de l’axe Boumyébel-Eséka. En attendant, les travaux d’urgence se poursuivent.
Yaoundé, 16 septembre 2026
L’axe Boumyébel-Eséka-Lolodorf ne sera plus seulement entretenu, il sera refait. C’est la décision forte prise ce mercredi par le Maître d’Ouvrage.
Longue de 35,50 km, la section Boumyébel-Eséka est depuis des mois le cauchemar des usagers. Nids-de-poule, chaussée affaissée, bourbiers en saison des pluies. Pour maintenir la circulation, une intervention d’urgence avait été lancée à la mi-août avec la mobilisation par anticipation de l’entreprise CABTE SARL, chargée de traiter les points critiques.


Mais à l’issue de la réunion de suivi présidée par le Ministre, le constat est sans appel : l’entretien ne suffit plus.
Fin de parcours pour CETRA BTP
La réunion a également été l’occasion de clarifier la situation contractuelle. Le marché de l’entreprise CETRA BTP, précédemment résilié pour défaillance, va être définitivement clôturé et son bilan financier établi. Le MINTP envisage désormais de contractualiser dans les règles CABTE SARL, déjà à pied d’oeuvre sur le terrain, pour assurer la continuité du service.
10 km sauvés, 25,5 km à refaire
Le diagnostic est précis. Selon le rapport présenté en séance par le Délégué départemental du Nyong-et-Kellé, qui a inspecté l’intégralité de l’itinéraire, seul un linéaire cumulé d’environ 10 km présente encore un revêtement en bon état. Les 25,50 km restants sont fortement dégradés et devront être intégralement repris dans le cadre de la réhabilitation complète.
Pour ne pas se tromper de remède, le Ministre a ordonné une expertise technique approfondie. Il a instruit une campagne de mesure de déflexion, confiée au LABOGENIE et à la Division d’appui aux études techniques du MINTP. Objectif : sonder la structure profonde de la chaussée, couche par couche, afin de définir les solutions techniques les plus adaptées et durables.
Au-delà du bitume, Emmanuel Nganou Djoumessi a également prescrit la mise en place du Comité des routes et le cantonnage systématique des abords de l’axe. Deux mesures d’accompagnement indispensables pour préserver l’investissement et améliorer durablement la sécurité des usagers sur cet axe stratégique qui relie le Centre au Sud.
Le chantier de la réhabilitation complète est donc officiellement lancé.
Angèle DJEMO










