Le groupe annonce 104 000 tonnes de capacité à Douala et un nouvel entrepôt de 10 000 tonnes à Kribi, mais dénonce des quotas d’importation qui ne permettent pas de les approvisionner.
C’est l’un des arguments centraux de son point de presse. CONGELCAM S.A. affirme disposer d’infrastructures de stockage majeures, mais se dit freinée par des autorisations d’importation insuffisantes.
Dans le document présenté à la presse, l’entreprise précise :
« Il est important de souligner que CONGELCAM S.A. dispose d’infrastructures de stockage d’une capacité totale annoncée de 104 000 tonnes à Douala. À cela s’ajoutera prochainement un nouvel entrepôt d’une capacité de 10 000 tonnes au port de Kribi. »
Un investissement que le groupe présente comme une contribution à la sécurité alimentaire nationale.
« Ces investissements traduisent notre volonté de renforcer les capacités nationales de stockage et de contribuer durablement à la sécurité de l’approvisionnement en poisson », indique le document.
Le paradoxe des entrepôts vides
Pour CONGELCAM, cette capacité logistique ne peut à elle seule garantir l’approvisionnement du marché.
« Mais une réalité doit être comprise : disposer d’entrepôts capables de stocker des dizaines de milliers de tonnes ne suffit pas si les autorisations nécessaires pour importer les marchandises ne permettent pas de les approvisionner à temps », souligne l’entreprise.
Le groupe estime que les infrastructures, les moyens logistiques et les capacités de distribution doivent s’articuler avec une politique d’importation adaptée aux besoins réels.
Un appel aux pouvoirs publics

CONGELCAM appelle ainsi les pouvoirs publics à réexaminer la situation globale du marché.
« C’est pourquoi nous appelons les pouvoirs publics à réexaminer la situation à la lumière des données de consommation, des stocks disponibles, des délais d’approvisionnement et des capacités opérationnelles des importateurs », conclut le chapitre consacré au stockage.
Une prise de position qui intervient alors que l’entreprise alerte sur des risques de tensions sur l’approvisionnement en poisson à l’approche des fêtes de fin d’année.
Angèle DJEMO









