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MINEE : LES AGENTS À L’ÉCOLE DE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

Deux jours de formation les 9 et 10 septembre à Yaoundé pour apprendre à utiliser l’IA comme outil de productivité au service de l’eau et de l’énergie.

Comment gagner du temps, mieux rédiger et mieux organiser l’information sans perdre son esprit critique ? C’est la question au cœur de l’atelier de formation qui a réuni les 9 et 10 septembre 2026 à Yaoundé, des personnels du Ministère de l’Eau et de l’Energie (MINEE).

Pendant deux jours, loin de la théorie, les participants se sont formés aux usages professionnels de l’intelligence artificielle : rédaction de documents administratifs, synthèse et analyse d’informations, préparation de présentations, traduction et amélioration de contenus. Avec un focus pratique : apprendre à formuler des prompts clairs et précis pour obtenir des résultats pertinents.

L’IA appliquée à l’eau et à l’électricité

La formation a surtout projeté l’IA dans les métiers du MINEE.

Dans le secteur de l’eau : détection rapide des fuites, suivi de la qualité de la ressource, anticipation des besoins des populations, planification de la production et de la distribution, surveillance des équipements et organisation des interventions sur le terrain.

Dans le secteur de l’énergie : prévision de la demande, détection d’anomalies sur les réseaux, anticipation des pannes, programmation de la maintenance, réduction des pertes et meilleure intégration des énergies renouvelables grâce à l’exploitation des données météo et de production.

Pour l’usager, à la clé : un traitement plus rapide des réclamations, une meilleure analyse des interruptions de service et une information plus ciblée.

Le MINEE a toutefois rappelé une ligne rouge : l’IA ne remplace ni la réflexion, ni la vérification. Elle exige des données fiables, la protection des informations sensibles et le maintien du jugement humain. Elle ne remplace ni le technicien, ni l’ingénieur, ni le décideur. Elle leur donne des moyens supplémentaires pour mieux analyser, anticiper et décider.

Une première étape vers la transformation numérique du ministère, avec une ambition : mettre l’innovation au service d’une gestion plus efficace de l’eau et de l’énergie.

Angèle DJEMO

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